Faut-il garder la retraite progressive ?

Pendant la concertation citoyenne sur la réforme, le devenir de la retraite progressive a été évoquée. Sera-t-elle maintenue dans le prochain système universel des retraites ? C’est souhaitable à plus d’un titre, même si elle devra être « toilettée » selon les paramètres du nouveau régime.

Actuellement, elle est accessible à de nombreux actifs * à partir de 60 ans s’ils totalisent au moins 150 trimestres d’assurance vieillesse et s’ils travaillent à temps partiel (entre 40% et 80% du temps plein légal ou conventionnel). Concrètement, ceux qui optent pour cette solution (sous réserve d’obtenir l’accord de leur employeur s’ils travaillent à temps plein) perçoivent leur salaire, certes basé sur un temps partiel mais complété par une fraction de leur retraite (de base et complémentaire) calculée selon la durée de leur temps de travail. Le montant de la retraite globale est recalculé définitivement lorsque la personne cesse de travailler et prend sa retraite.

En fin de carrière, les avantages de cette formule sont multiples pour ceux qui ne peuvent pas bénéficier d’un dispositif de retraite anticipée. Elle permet de réduire la charge de travail et donc la fatigue. Il est également possible de durer plus longtemps en activité ; d’ailleurs celles et ceux qui sont nés en 1957 pourront ainsi échapper au malus des régimes complémentaires Agirc-Arrco applicable en 2019, s’ils travaillent un an au-delà de l’âge auquel ils ont droit à leur retraite à taux plein. En outre le revenu global n’est pas diminué significativement, ni le montant de la future retraite. Mais il est toujours possible de demander à l’employeur de continuer à cotiser sur la base d’un temps plein pour ne perdre aucun droit à la retraite. En outre en travaillant plus longtemps, on continue à engranger des droits qui viendront augmenter, le moment venu, le montant de la pension. Françoise Kleinbauer, PDG de France Retraite, prône d’ailleurs « la retraite progressive pour tous, sans limite d’âge et réversible« .

 

*Exceptés notamment les cadres du secteur privé en contrat « forfaits-jours » et les fonctionnaires

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Journaliste en droit social, aujourd'hui retraitée, je me suis spécialisée sur les sujets de retraite et de protection sociale il y a bientôt 40 ans, lorsque j'ai commencé ma carrière dans un groupe de caisses de retraite complémentaire. J'ai travaillé pour de nombreux magazines institutionnels (revues de la Caisse Nationale d'Assurance vieillesse, des caisses d'allocations familiales...) et grand public (Le Temps Retrouvé, Notre Temps, Pleine Vie, 60 Millions de consommateurs, Dossier Familial...). Avec la réforme des retraites qui s'annonce, on a tous besoin de comprendre les enjeux et les changements. Analyser, informer sur ce thème, c'est le cœur de mon métier.

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